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la légende de la roche du Chariot

Massif de l’Ormont, Saint-Dié-des-Vosges

 

J’avais photographié la roche du Chariot, située dans l’Ormont, juste au-dessus de chez moi, la veille du confinement dû au Covid-19, avec dans l’idée d’en faire un photomontage, supposant que j’aurais du temps pour ça !

Celle-ci m’évoquait plutôt un livre ouvert, dont il ne restait plus qu’à (re)mettre les pages, ce que j’aurais peut-être réalisé si je n’avais pas été me documenter sur son nom : découvrant une belle légende qui y serait rattachée, j’ai finalement rangé le livre et choisi un traitement plus « conte de fée »… et me disant qu’il serait peut-être temps que j’en apprenne un peu plus sur les roches qui meublent mon grand jardin !

Voilà les 3 étapes de cette réalisation, depuis le développement « basique » dans Lightroom, jusqu’à la légende et tout compte fait, à ce qu’est devenue la photo finalement…

 

la photo d’origine, après développement « de base » dans Lightroom

la même image, après les traitements locaux, toujours dans Lightroom :

 

Et puis j’ai lu cette légende :

  Il existait autrefois dans l’Ormont un chariot rempli d’or et de pierres précieuses. Une véritable fortune. Personne ne savait comment il était arrivé à cet endroit. Nul ne savait à qui il appartenait, mais il serait la propriété de qui irait le chercher.

L’entreprise n’était pas sans danger, car tous ceux qui avaient tenté leur chance n’étaient jamais revenus. Les gnomes du lac et les lutins de la forêt, gardiens du trésor, usaient de leurs maléfices pour faire échouer les tentatives et les malheureux qui tentaient l’aventure disparaissaient pour toujours.

Pour réussir, il fallait trouver le timon, égaré quelque part… Il émergeait d’un petit lac au sommet du massif disaient les uns, il était à même la terre parmi les fougères et les bruyères disaient les autres…

Avant le départ, il fallait faire pénitence, puis partir à la tombée du jour avec une paire de bœufs blancs immaculés ! On devait chercher le timon au clair de lune et une fois trouvé y attacher les animaux. À ce moment-là, l’affaire devenait très difficile : il ne fallait ni se laisser griser par la fortune espérée, ni par l’impatience qui gagnait. Un seul juron et tout était perdu, la fortune bien sûr, mais la vie aussi…

Car bien sûr les gnomes et les lutins à l’esprit retors intervenaient. Ils usaient de tous leurs stratagèmes pour que le conducteur impatient prononçât le juron fatidique…

Source : randoalsacevosges, overblog

Il fallait donc une ambiance quelque peu féerique pour illustrer cette légende : le vert de la forêt, la nuit, très sombre, évidemment, mais aussi la lumière, irréelle, sur le chariot, attendant son timon…

 

Voici cette image :

 

Philippe Lhote, mai 2020

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